Dimanche 22 novembre 2009

Leur ayant répondu que ces deux solutions ne m’inspiraient pas tellement, ils me disent en plaisantant qu’il ne me restait plus qu’à rencontrer le Maire de Dijon.

Mais qui était le Maire de Dijon ?

Jamais je n’avais entendu parler de cet homme. Il me disent que c’était un homme très bien et que peut-être, il trouverait une solution à mon problème.

Où ai-je couché ? Peut-être dans une voiture SNCF désaffectée, je l’ignore, mais ce dont je suis sûr , c’est que le lendemain matin, j’étais dans la Mairie de Dijon, ayant demandé à rencontrer Monsieur le Maire.

Mairie de Dijon


Je me présente au secrétariat et l’on m’introduit dans une petite pièce.

Au bout de cinq minutes, entre un homme vêtu en soutane.


Je le salue et il s’assoit dans un coin de la pièce en sortant son bréviaire. Nous restons muets un long moment, non sans qu’il ne m’ait observé plusieurs fois à la dérobade…

Il me tutoie immédiatement.

- « D’ou viens tu ? Pourquoi es tu venu me voir ? Tu veux voir le Maire ? Je suis le Maire. »

Il faut dire que je n’avais que 19 ans. Je reste abasourdi. L’interrogatoire est gênant. Ses petits yeux pétillent de malice. Je réponds donc à ses questions (Bien entendu, j’évite de lui servir mes boniments précédemment évoqués à l’officier allemand).

Au bout de vingt minutes, il sait qui je suis. Il connaît ma destination finale, l’orphelinat de Jougne où séjourne mon frère et dont les responsables sont les bonnes sœurs.

La france coupée en deux

Immédiatement, il a changé d’attitude, m’a expliqué qu’il me fallait reprendre un train en direction d’Auxonne, descendre à la station de Villers-Les-Pots, remonter la Saône pendant 3 ou 4 kilomètres et chercher un passeur parmi les riverains. Une fois passé, je devais regagner la gare de Villers-Rotin, après Auxonne, et reprendre l’omnibus en direction de Pontarlier.

J’ai fait ce qu’il m’a dit le prêtre........

Tout le long de la Saône, il y avait des baraques de pêcheurs. Après plusieurs tentatives, j’ai trouvé, moyennant 10 francs de l’époque, un homme qui s’est engagé à me faire passer la Saône. Arrivé sur l’autre rive, il me dit :

Passeur


- « Tu vois la route le long de la rivière, c’est la nationale . Tu vas courir pour la traverser et rentrer rapidement sous le bois qui se trouve à 100 mètres plus loin. Les allemands font des patrouilles en side-car et tirent sur tout ce qui bouge »

J’ai suivi scrupuleusement ses consignes.

Je ne me souviens plus comment s’est effectué le trajet Pontarlier – Jougne, mais ce qui est sûr, c’est que j’ai revu mon frère avant de rejoindre la marine.

Jougne













Apres la libération, j’ai appris que le député Maire de Dijon était le Chanoine Kir, et je comprends mieux maintenant pourquoi il avait montré pour moi autant de défiance. Il avait fait de la résistance, il avait le droit et le devoir de se méfier.

Chanoine Kir à l'Assemblée Nationale en 1945

Bien plus tard, je suis passé à Dijon à plusieurs reprises au cours de ma vie professionnelle et quand je passais près du lac qui porte son nom, le long de la voie ferrée, j’avais toujours une pensée émue envers cet homme, petit par la taille, mais immense par le courage »

 

Après quelques recherches personnelles, cet orphelinat dépendait de l’association Saint Vincent de Paul sur Saint-Germain-En-Laye, et se trouvait exactement à Ferrière sous Jougne.

Depuis, ces locaux sont devenus une colonie de vacances, qui d’après mes récentes informations est actuellement à vendre.

Chanoine Kir de son vrai nom : Félix Kir
Religieux et politique français
Né le 22 janvier 1876 à Alise-Sainte-Reine, Côte-d'Or
Décédé le 24 avril 1967 à l'âge de 91 ans

Le chanoine Kir en 1958

 

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le Kir, blanc-cassis, n’a pas été inventé par le Chanoine.

Mais il eut la bonne idée d’offrir un blanc-cassis comme apéritif à tous les visiteurs qu’il recevait en tant que maire de Dijon, dans les cuisines ducales.

En 1952, il donne à la famille DAMIDOT, propriétaire de la société dijonnaise LEJAY-LAGOUTTE, le droit d’utiliser son nom à des fins commerciales. Pour ne pas peiner les concurrents liquoristes de Dijon, Félix Kir leur donne la possibilité de faire de même.

Mais l’antériorité joue en faveur de la famille DAMIDOT, LEJAY-LAGOUTTE.

Douze années de procès furent nécessaires à cette société pour  lui permettre de se voir reconnaître , une fois rendu l’arrêt de la cours de cassation , le 27/10/1992, l’appartenance exclusive de la marque

« UN KIR ».

Recette

1/3crème de cassis

2/3 de vin de bourgogne blanc aligoté.

A consommer avec modération


Par ZAZA - Publié dans : CHRONIQUES FAMILIALES - Communauté : HOMMAGE
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Dimanche 22 novembre 2009
Par ZAZA - Publié dans : Animation - Communauté : ANIMATIONS
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Dimanche 22 novembre 2009

Envie de pipi…. !!!


C'est une infirmière dans une maison de retraite.

Une nuit, elle remarque qu'un de ses pensionnaires mâle sort de la chambre d'une des pensionnaires.


Elle s'approche alors de lui et lui dit:

- "Que faisiez-vous ici en pleine nuit?"


Le vieux monsieur répond:

- "Ah..; vous savez ce que c'est. Je suis vieux, j'ai besoin d'être 'soulagé' de temps en temps! Et Mme Martin est très efficace pour ça!!"


L'infirmière lui répond alors:

- "Vous savez bien que nous sommes aussi formées pour cela. ce n'est pas la peine d'aller embêter les pensionnaires la nuit."


Alors le vieux monsieur:

- "Ah oui, peut-être, mais Mme Martin, elle a la maladie de Parkinson."



On fait ce que l’on peut… !!! 


Un vieux monsieur est en ménage avec une jeune minette.

Comme il n'a plus sa vigueur de 20 ans, il se limite à pratiquer « broute mimine » de tout les diables.


Le matin la nénette se lève pliée en deux.

- "Ben mon salaud", dit-elle, "tu m'as tellement épuisé hier soir que j'ose pas m'asseoir tellement j'ai mal!"

- "Quand t'aura fini de papoter", répond le vieux, "tu me rendras mon dentier qu'on déjeune... "
Par ZAZA - Publié dans : HUMOUR - Communauté : BLAGUES EN TOUT GENRE
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Samedi 21 novembre 2009

Cette histoire est tirée d’écrits laissés par mon papa.

C’est donc l’authenticité

de son style et de cette histoire que je vous confie.

« A cette époque, je travaillais à Saint-Germain-En-Laye, rue Bergette, dans une ancienne usine de bouchons métalliques. En 1941, son activité majeure avait été transformée en un garage consacré à l’entretien des voitures allemandes, sous le couvert de la municipalité.

Maréchal Gerd Von Runsdtecht,

responsable de la Kommandantur de Saint-Germain-En-Laye

Dans ma tête, trottait déjà l'idée de m'engager dans la marine, afin d'échapper au travail obligatoire en Allemagne (le STO).

Chapelle de l'hôpîtal de St Germain-En-Laye

Ma mère hospitalisé pour une sclérose en plaque, mon frère avait été confié aux sœurs de l’Orphelinat de Saint-Germain-En-Laye. L’annexe de l’orphelinat se trouvait à Jougne dans le Doubs, dans une enclave de la Frontière Franco-Suisse, à quelques kilomètres de la ligne de frontalière Suisse.

Je décidai brutalement d’aller voir frère, placé à Jougne.

Dans mon esprit, aux vues des circonstances, je pensais que je ne le reverrai jamais.

Gare du Nord à Paris


Je pris un billet de chemin de fer en gare du Nord pour Pontarlier.

Je devais emprunter la ligne Paris Dijon – Dijon Auxonne Pontarlier.

Voyage sans encombre jusqu’à Auxonne. Les affaires se compliquent, alors……. Des soldats allemands montent dans le train en gare d’Auxonne pour un contrôle de papiers d’identité et de laissez-passer. Je présente un vague « Ausweiss » qui me servait chez moi la nuit.

Je fus donc prié, manu-militari de descendre du train.

La voie ferrée passait sur la Saône qui symbolisait la ligne de démarcation.

Pour résoudre mon problème il fallait contourner cette difficulté et franchir la Saône.

Je me dirige donc vers une guérite située au milieu du pont dans la quelle veillait un soldat allemand.

Je demande à parler à son officier. Je revins donc sur mes pas, l’officier se trouvant à l’entrée du pont. , et je lui montre mon « Ausweiss » en lui expliquant que j’allais voir ma fiancée qui demeurait sur l’autre rive de la Saône. Il se met à rire et après un gros « Nicht », et me demande de reprendre le train pour Dijon.

Valait mieux ne pas insister. Revenu à Dijon, je reste dans la gare (ce milieu m’était familier puisque j’avais effectué mon apprentissage à la SNCF).

Gare de Dijon


Je contacte un couple de chauffeurs mécaniciens se trouvant près d’une locomotive, et leur demande s’ils ne connaissaient pas un moyen de passer en zone rouge (La zone rouge étant une zone intermédiaire entre la frontière Suisse et la Zone occupée.)

- « Il y a plusieurs moyens de franchir la zone rouge », me répondent-ils.

- « Tu te mets dans le tender lorsque nous faisons le plein et nous veillons à ce que ta tête dépasse de la surface de l’eau. Malheureusement, les allemands connaissent cette possibilité, aussi ils font faire le plein une fois sur deux à la sortie du dépôt…. »

- « Autrement, tu peux aussi t’allonger sur les boggies (plaques constituant la suspensions des wagons et placées près des roues). Là tu ne risque que les projections de cailloux émanant du ballast ».

A DEMAIN
BONNE LECTURE
Par ZAZA - Publié dans : CHRONIQUES FAMILIALES - Communauté : HOMMAGE
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires - Recommander
Samedi 21 novembre 2009
Par ZAZA - Publié dans : ANIMAUX - Communauté : VIDEO ANIMAUX
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander

Présentation

  • : LE BLOG DE ZAZA
  • zizitop
  • : LA VIE LE BLOG DE ZAZA Divers
  • : A vous qui passez me rendre visite, un grand merci. Vous trouverez ici : humour de bon matin, sagas historiques, des nouvelles de mon fief, de très belles photographies de paysages et d’animaux, de la musique (une petite préférence pour la musique celte), et de temps en temps quelques coups de gueules...!
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact
  • : 12/02/2009

Créer un Blog

Profil

  • : ZAZA
  • zizitop
  • : Femme
  • : Bretagne
  • : LA VIE
  • : Femme éclectique, dynamique et non dépourvue d’humour.

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus